Recherche libre

Recherche avancée

Je sais où je vais

Bookmark and Share

Me voici de retour pour vous conter le deuxième épisode de notre tour s’étalant de la Panorama Road, voisine du Kruger, à l’estuaire de Sainte Lucie classé au patrimoine mondial. Nous partons donc de la réserve Thornybush après notre game drive matinal pour arpenter la Panorama Route et ses paysages pour le moins marquants. Après avoir serpenté dans la montagne derrière deux camions à une allure prohibée de 20 km/h, nous finissons par déboucher sur la Panorama Road. Après quelques kilomètres, nous commençons à distinguer au loin une épaisse fumée noire. Orage, incendie ? Nous découvrons très vite qu’il s’agit d’un énorme incendie recouvrant toute une montagne et que la route sur laquelle nous sommes s’y dirige tout droit.

Nous poursuivons malgré tout, droit dans la gueule du loup, et finissons par découvrir heureusement que la route passe à quelques mètres de cet incendie. Tout cela semble effroyable mais cessons la narration d’un scénario apocalyptique car il s’agit en fait d’un brulis sciemment contrôlé. C’est alors que nous tournons vers le premier arrêt de notre route : la vue sur les Three Rondavels. Trois plots rocheux formés par la nature d’une taille impressionnante forment le panorama que vous pourrez retrouver en photo. Après moultes photos et autres ballades le long du point de vue, nous repartons à bord de notre Super Yaris pour passer à la prochaine étape : Bourke’s Luck Potholes.

Le mot Potholes est utilisé en Afrique du Sud pour désigner les trous dans la route donc c’est avec réserve que nous nous dirigeons vers les Potholes en question pour constater qu’il s’agit de formations rocheuses où se rejoignent deux sources façonnant de superbes courbes dans la première. Malgré les réserves de Lea, je m’aventure au milieu de la chute d’eau pour prendre les photos que vous aurez jointes. Nous croisons aussi sur le parking de nombreux singes qui s’amusent à piquer toute nourriture qui traine allant jusque dans l’assiette des touristes. Ou quand la civilisation rattrape la nature en plein milieu d’une réserve naturelle… Enfin après une petite route, nous arrivons à notre dernière attraction : God’s Window. Ce point de vue se trouve tout en haut d’une chaine de montagne qui se dresse à pic. Ceci permet d’avoir une vue gigantesque et sans fin sur toute la plaine du Kruger d’où le nom God’s Window.

Nous finissons par arriver à Hippo Hollow, sympathique hôtel où nous mangeons avec pour voisins des crocodiles et des hippopotames libres dans l’Olifants River. Toujours très rassurant… Le lendemain, notre parcours nous amène sur la route du Swaziland mais deux routes pour y accéder s’offrent à nous. La première, rapide, contourne le Sud du parc Kruger alors que la seconde nous permet de replonger pour une matinée dans l’ambiance du Bush. Vous l’aurez compris, le choix fut vite fait et nous repassons la porte d’entrée du parc à la Kruger Gate. Mais avant cette banale entrée dans le parc où la personne de service nous propose de payer moins cher en lui donnant directement une somme d’argent, une histoire sympathique nous est arrivée…

Sur la route en direction du Kruger, la vitesse était limitée à 60 km/h et il faut avouer que nous étions en excès car la route constituait en une longue ligne droite. Bref, parce que quand on fraude, il faut le faire intelligemment, nous avions pris un poisson pilote qui était en excès également mais par définition devant nous. Et donc ça n’a pas loupé, quelques kilomètres plus loin, une voiture de police à radar arrête la voiture devant nous et nous demande également de venir sur le côté. Un policier se charge de notre poisson pilote et une dame se dirige vers nous. Elle m’annonce que nous avons été pris en excès de vitesse et qu’elle a besoin du permis. Je lui demande si elle est bien sûre qu’elle nous a pris et non la voiture devant qui « venait de nous doubler ». Elle me demande si je veux venir vérifier sur la caméra et je luis réponds « bien volontiers ». Je reste très courtois et lui donne mon permis français. A la caméra, comme prévu, le point rouge et la vitesse du véhicule est sur la voiture devant nous, et je lui montre donc qu’elle ne peut conclure que j’étais en excès. Elle me dit qu’à l’œil nu c’est visible et je finis par lui consentir que je suis en effet probablement en excès mais pas du tout autant que la voiture qui nous précède.

Ce geste l’apaise autant que l’attitude du poisson pilote l’énerve. Il refuse de reconnaître son excès et préfère un rendez-vous au tribunal au fait de payer l’amende de 200 euros. Au final, énervée par cette attitude, la policière me dit que si je reste et qu’elle feinte de me mettre une amende, je pourrais partir tranquille. Cela dans le but que le poisson pilote ne puisse pas dire au tribunal que la voiture derrière n’a pas eu d’amende. Et voila pour l’histoire où nous avons donc échappé à une amende de 200€.

Une fois dans le parc nous allons très vite comprendre que notre choix s’est avéré le bon. Sur les 2h de pistes, nous avons en effet vu un nombre d’éléphants effrayant (facilement 15 au total) dont un tout proche de la voiture et surtout nous avons eu le plaisir de voir des vautours déchiqueter une carcasse d’antilope dans une marre… Le nombre de vautours autour d’une carcasse est à ce sujet très impressionnant, ils devaient au moins être une trentaine.

Après ces nombreux spectacles animaliers, c’est totalement rassasié (façon de parler) que nous quittons le Kruger et l’Afrique du Sud pour les vertes collines du Swaziland. Et là dès le passage, première surprise. Comparé au Mozambique, où je me suis rendu un mois auparavant, le Swaziland est un pays assez développé. Il n’y a plus de huttes, tout est construit en dur et même si on sent une forte pauvreté et que le sida y gagne du terrain, les infrastructures sont assez développées. Je dirais que le pays se trouve à mi chemin entre le Mozambique et l’Afrique du Sud avec même une première autoroute construite reliant la frontière, Mbabane (la capitale) et Manzini (le poumon économique).

Sur la route, nous nous arrêtons au Piggs Peak Casino par pure curiosité. Ce casino, planté au milieu de nulle part, est en effet l’endroit où se déroulent tous les tournois de poker d’Afrique du Sud (où ce jeu est interdit) diffusé sur le cable. Je voulais donc voir à quoi ressemblait cet endroit, vu moultes fois à la télévision. Ce ne fut que déception car il n’y avait pas un paysan à la ronde et la salle de poker Texas Hold’em était fermée… Nous poursuivons donc via Mbabane et Manzini pour arriver à notre hôtel, Forester Arms sans trop de soucis. Là nous découvrons des chambres au milieu des collines avec un chef …. Anglais ! Heureusement ce dernier s’est auto dispensé de cuisiner comme ses compatriotes et la nourriture était très satisfaisante.

Enfin le lendemain nous reprenons la route (très longue) jusqu’à Sainte Lucie par les collines du Swaziland et la N2. Ici peu de choses à dire si ce n’est de nombreux fourires dans la voiture et la suite sera pour le prochain épisode. L’arrivée à Saint Lucie se fait sur les coups de 14h…

A bientôt !

Illustration de Une : tac1980

Notez cet article

Lien permanent vers cet article

Mots-clés

Avion Voiture une Cultures & découvertes Mer et Soleil Jeunes Couple Famille Séniors Hôtel Prix moyens Haut de gamme Nature Circuits et excursions


Postez un commentaire
  • [Se connecter]

Pour vérification, des informations sur votre connexion (tel que votre adresse IP) seront mémorisées avec ce commentaire. Tout commentaire posté est soumis à une politique éditoriale. Pour plus d'information, cliquez ici.

Navigation

Les articles du mois les plus lus

Les destinations les plus visitées

Afrique et Océan Indien

SONDAGE

ajoutez le logo rédacteur globonautes sur votre blog