Avant de vous conter le troisième épisode de notre périple, un rapide retour à l’actualité.
Il s’avère que ma saison rugbystique est arrivée à son terme jeudi dernier. En effet je ne le savais pas mais à partir de maintenant les étudiants en médecine ont des examens (le rugby s’arrête) et puis après ce sera les vacances. Je vais donc rater le reste de la saison.
Néanmoins je pars sur une note accomplie et avec le sentiment du travail bien fait.
Nous étions en effet deuxièmes du classement avant notre match de jeudi et nous jouions justement… les premiers ! A domicile heureusement mais c’était le gros match. Pour mon dernier match, l’entraineur m’a titularisé à l’aile pour habituer mon successeur à l’arrière à ce poste.
J’ai donc glissé quelques mots à l’équipe avant le match (en Afrikaans svp) pour les remercier de leur accueil et de l’état d’esprit du groupe.
Ensuite match et quel match pour moi vu que j’ai marqué deux essais dont une course de 60 mètres ! Nous avons remporté le match 24-7 en marquant quatre essais et en empochant donc le point de bonus offensif.
Le match fut donc un véritable régal et que dire de la suite ! J’ai en effet mené un haka un peu spécial (paillard mais en anglais) à la fin du match avec toute l’équipe et devant les spectateurs.
Je vais d’ailleurs essayer de mettre la vidéo de ce haka et quelques photos dans le répertoire divers 2.
Voila donc pour de superbes souvenirs et voici la suite du récit de notre voyage :
Troisième épisode avec une arrivée à Sainte Lucie en début d’après-midi. Il s’agit en fait d’une toute petite ville à cheval sur un estuaire. Les touristes y règnent en maître tant ils constituent le centre de revenu principal pour les habitants. Après avoir pris possession de notre chambre, nous partons nous balader à pied à travers la réserve.
Il faut savoir que la réserve de Sainte Lucie ne contient pas de fauves si ce n’est des guépards et que c’est pour cela que nous nous aventurons à pied dans ce territoire. Après quelques dix minutes de marches, nous tombons sur … des gnous ! Ils nous regardent d’un air méchant et semblent se méfier de notre intrusion. Je continue de m’avancer alors que Léa, pas trop rassurée, reste à l’arrière. Heureusement, fort des conseils distillés par notre ranger au Kruger, je m’avance en agitant les bras et tapant des mains. Pris de peur, les gnous fuient et nous laisse la place. Qui l’eut cru ! Chassé des gnous par un simple mouvement de bras. Nous poursuivons finalement un peu notre ballade et réussissons à voir un impala.
Retour de l’autre côté de l’estuaire où nous nous lançons dans une deuxième ballade. Cette fois-ci le décor est marécageux et nous recherchons des oiseaux. Nous en trouvons quelques spécimens ainsi qu’une antilope des bois que nous croisons à deux reprises. En nous déplaçant un peu plus loin, le long de l’eau, nous finissons par apercevoir des hippopotames et des crocodiles sur un banc de sable.
Voilà pour une journée bien remplie que nous finissons au restaurant devant un plat de crevettes (spécialité locale) garni à souhait.
Le lendemain, la croisière en bateau est au programme et nous permet de voir de près des spécimens impressionnants d’hippopotames et de crocodiles. Nous avons même la chance de voir tout un banc d’hippos qui se baigne le long de la rive. L’autre centre d’intérêt est les oiseaux, très nombreux dans cet estuaire, et nous apprenons que Saint Lucie est classé au patrimoine mondial car l’estuaire rassemble cinq écosystèmes différents !
Dans l’après-midi, nous parcourons la réserve naturelle en voiture jusqu’à la plage de Cape Vidal. Je vous laisse imaginer à quoi ressemble une plage au milieu d’une réserve naturelle. Elle est vierge, intacte et nous y passons un agréable moment même si le vent se fait de plus en plus fort. A l’aller comme au retour, nous voyons de nombreux animaux dont des cobe defassas et des buffles à distance respectable.
Enfin, retour à Sainte Lucie où nous dinons dans un restaurant aux spécialités portugaises et brésiliennes qui valent le détour. Demandez le Braza sur Kingfisher Street !
Le lendemain, nous prenons un eggs and bacon et après avoir discuté avec le propriétaire de la guesthouse, il nous affirme que le meilleur café de Sainte Lucie est le sien. Cela reste encore à confirmer tant le café en Afrique du Sud ressemble plus à de l’eau qu’à du café mais ne voulant pas blesser ou désavouer notre hôte, nous lui glissons qu’il doit bien avoir raison.
Nous repartons alors pour Eshowe afin d’en apprendre plus sur le mode de vie Zulu dans un village reconstitué. L’arrivée est assez « exotique » avec une route plus qu’en mauvais état et des huttes tressés selon la tradition en guise de chambre.
En fin d’après-midi, nous commençons la visite du village. Histoire de la nation zulu, méthode de guerre et coutumes nous sont détaillées. Le chef Shaka, qui a amené la nation Zulu à sa phase la plus prospère, a en fait changé leur manière de combattre. Alors que les combats se déroulaient principalement à travers des lances, il a raccourci cet artifice afin d’en faire une sorte d’épée. C’est ainsi qu’il a développé une tactique de guerre basée sur un bouclier et cette demi-lance. Ceci lui a permis de conquérir beaucoup de terres et d’asservir d’autres tribus jusqu’à la grande bataille face à l’empire britannique. Malgré quelques batailles emportées, les Zulus ont alors fini par s’incliner face à la supériorité technologique de nos amis saxons.
Les droits de la femme était peu développé chez les Zulus où un homme avait en moyenne dix femmes. Ces dernières n’avaient donc pas vraiment le droit de s’exprimer même si elle pouvait choisir leur mari et donc refuser les avances de quiconque. Un autre élément sympathique consiste en la coque que les hommes devaient mettre sur leur pénis pour s’autocontrôler (voir photos). Comme nous l’a dit notre guide, c’était leur contraception à eux. Nous avons également pu boire la bière Zulu qui n’a de bière que le nom car la texture et le goût ne renvoient pas du tout vers ce breuvage bien typique. Disons que sur le petit groupe avec qui nous avons partagé la visite, peu ont apprécié la bière Zulu…
Lea a également tenté sa chance au porter de carafe sur la tête mais il semble qu’il manque encore un peu de pratique pour maîtriser cet art sans les mains. Gageons que ce n’est qu’une question de temps.
Enfin, après diner, nous avons assisté à un spectacle où les danses Zulus nous ont été exposées. Le rythme et la condition physique qu’exigent ces danses sont impressionnantes et le mouvement principal constitue à passer sa jambe au niveau de sa tête pour la rabattre fortement sur le sol.
Le lendemain, départ pour une longue étape tant nous devons rallier le Drakensberg en passant par Durban. 6h de route pour une arrivée dans le décor splendide de cette chaîne de montagne. Le point plaisant de tous ces décors en Afrique du Sud est qu’ils sont encore très peu habités et vierges de leur état. On a donc vraiment l’impression d’être au beau milieu de la nature sans aucun contact avec l’homme.
Mais ce sera pour la prochaine fois. Je dois filer !
A très bientôt
Illustration de Une : Rob Inh00d
Notez cet article
Lien permanent vers cet article
Mots-clés
Avion Long séjour Semaine Monde une Mer et Soleil Jeunes Couple Famille Séniors B&B / chambres d’hôtes Prix moyens Haut de gamme Farniente Nature Circuits et excursions Restaurants





