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Je sais où je vais

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En route pour le quatrième épisode du voyage qui nous a vu faire le tour de l’Afrique du Sud.
Nous voici donc au Drakensberg, chaîne de montagne frontalière avec le Lesotho, également classé au patrimoine mondial de l’Unesco. On sent véritablement très vite que l’homme n’a eu que très peu d’emprise sur l’endroit tant tout renvoie à la nature sauvage et à des paysages superbes. Notre camp se trouve sur les collines qui mènent à la chaîne de montagnes proprement dite. Ces montagnes, enneigées sur les sommets se dressent telles des falaises tant elle propose une façade rocheuse aux audacieux qui souhaiteraient l’escalader.

Bien loin de l’exploit sportif, nous avons joué la carte des Rainbow gorges pour notre randonné qui après une petite escalade serpente entre deux flancs de montagne le long d’une source. Superbes paysages et harmonie avec la nature dans cette nature où il n’y a aucun signe de présence humaine. Nous passons donc 4 à 5h à arpenter les sentiers assez sportifs (il faut bien le reconnaître) de cette gorge. Nous sommes finalement stopper par la rivière et les flancs de montagne qui se resserrent pour former un corridor le long duquel tout passage est impossible.
Retour donc après une pause pour s’altérer et repos dans ce cadre magnifique.

Dès le lendemain, il est hélas temps de repartir car dès 13h nous avons à rendre notre voiture de location et prendre un avion à Durban pour Port Elizabeth. Le trajet se déroule sans encombres si ce n’est le fuselage pas très rassurant de l’avion. Un réacteur un peu déformé et aucune peinture sur la coque de notre appareil n’incitent en effet pas à la confiance mais c’est finalement sur les coups de 15h que nous arrivons à P.E où un grand soleil nous souhaite la bienvenue.

Il faut savoir que Port Elizabeth a été élue quatrième ville mondiale au niveau de la qualité du climat ce qui signifie que l’ensoleillement y est très important. Ceci n’empêche hélas pas la ville d’être déchirée de part en part par le passage de la N2 (autoroute) et donc de n’offrir un visage attrayant qu’à ses touristes avec le quartier hôtelier de Humewood.

Après avoir posé nos bagages à l’hôtel, nous partons faire une ballade le long de la plage et lançons une fantastique étude, digne de Thalassa, sur le microcosme de la vie aquatique dans les puits d’eaux qui demeurent dans les rochers à marrée basse. Nous y testons la réactivité des crabes et autres poissons en y jetant des moules à moitié ouvertes. Incroyables scènes de batailles à la vie à la mort entre les protagonistes (crevettes, crabes et poissons) pour ces petits bouts de moules.

Nous poursuivons la soirée dans un restaurant fruits de mer assez agréable et finissons… au casino ! La logique veut que l’on va au casino pour perdre mais nous finissons par en ressortir avec aucune perte, ni aucun bénéfice d’ailleurs après 4h de pratique assidue du holdem poker, parent pauvre (ou riche si on parle du point de vue du casino) du texas holdem.

Dès le lendemain, départ pour Knsyna, la perle du Sud comme l’appelle les Sud-Africains tant il s’agit d’une des rares villes sud-africaines avec un vieux centre à l’européenne et une vie artistique assez développée. Cette station balnéaire s’est transformée en le lieu de villégiature préféré de nos amis Boks et les prix des villas y ressemblent toutes proportions gardées un tant soit peu à notre Côté d’Azur. Nous arborons donc la Route des Jardins que j’avais déjà parcourue lors d’un précédent voyage et c’est pourquoi les lieux cités pourront vous sembler familiers.

Pour nous y rendre nous passons par Jeffrey’s Bay, le paradis des surfeurs avec la plage SuperTube qui porte bien son nom, et StormsRiver Mouth, une micro-station balnéaire qui se trouve perdue au milieu du parc national du Tsitsikamma, forêt primaire qui se jette dans l’Océan Indien. Les paysages superbes se succèdent et le temps passe toujours à grande vitesse. Le malheur de ce voyage est encore plus que d’habitude son côté éphémère accentué par le départ proche de Lea.

Nous en profitons néanmoins pour sortir à Knysna et découvrons les attraits et beautés de cette ville européenne déposée en territoire sud-africain. Le Lush et le Sirocco sont ainsi les deux endroits que nous conseillerons aux futurs volontaires pour un départ vers l’Afrique du Sud.

Le lendemain, il s’agit déjà de notre avant-dernière journée de voyage avant notre retour au Cap. Nous profitons donc du beau temps sur le lagon de Knysna pour nous ballader et nous laissons tenter par une trotte à cheval donc vous pourrez trouver des photos ci-contre. Autant Lea est très à l’aise avec son destrier, autant le mien semble sentir mon inexpérience dans la cavalerie. Après quelques débuts hésitants, je prends néanmoins la mesure de ma monture et alors que Lea trotte loin du groupe, je reste concentré sur la moindre réaction de mon étalon. Après une heure de ballade, ma maîtrise de la bête s’est nettement améliorée, bien aidé en cela par l’attitude sympathique et c’est ainsi que nous nous félicitons de notre entente à travers un trot. Exercice dont je me souviendrais longtemps tant mon manque de coordination avec le cheval est flagrant et je ne cesse d’aller et revenir sur la selle… Lea rit, se moque et repart au galop à des vitesses bien trop rapides pour mes qualités hippiques. Quel culot !

Heureusement le calvaire prend fin et nous pouvons enfin descendre de ses bourreaux au cœur tendre. Nous poussons jusqu’à Plettenberg Bay pour boire un verre face au soleil couchant et finissons par rentrer à Knysna où nous attends le Lush pour un dîner des plus agréables.

Hélas, il est déjà temps de repartir et nous décidons de rallier le Cap par la route Nord. En effet au lieu de passer par la classique N2, nous prenons la R62 et bifurquons à travers les montagnes à hauteur de George. Les scènes à couper le souffle s’enchainent et nous arrivons rapidement à proximité d’Oudtshoorn, capitale de l’autruche. Cette charmante bourgade afrikaner est entourée de fermes d’autruches qui font vivre le commerce local.

Enfin nous poussons notre aventure plus au Nord où nous passons non sans mal la Swartberg Pass. La route, ou plutôt la piste, est en très mauvais état et nous devons croiser des véhicules dans des conditions plus que compromises mais la beauté des paysages en vaut largement la peine. Nous rejoignons donc l’autre côté de la chaîne de montagne du Karoo et tombons sur un désert semi-aride où rien ne pousse. Pas une personne, ni un véhicule à l’horizon pendant des kms et des kms. Il n’y a tout simplement personne sur une route en très bon état et cela nous permet d’expérimenter des vitesses que je n’avais encore jamais atteintes.

En fin de journée, nous rallions finalement Cape Town après être passé par les Winelands et ceci pile à l’heure pour le coucher de soleil sur la péninsule du Cap. Nous entrons donc dans la dernière partie du séjour de Lea et arrivons hélas à la fin de notre voyage de 14 jours à travers l’Afrique du Sud.
Reste alors à lui faire découvrir toute la région du Cap, mais pour moi, ce n’est plus de l’ordre de la découverte et je sens déjà la fin de son séjour en Afrique du Sud arriver à grand pas…

Je m’arrête là même s’il me reste à conter nos derniers jours.

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