Petit pays francophone aux paysages arides, Djibouti porte le nom de sa capitale, qui est aussi un port sur le golfe d’Aden...Situé dans le creux de la Corne de l’Afrique, juste après Bab el Mandeb, cette « porte des affligés » séparant l’Océan Indien de la Mer Rouge ; entre l’Erythrée, la Somalie, l’Ethiopie, et le Yémen, la situation stratégique et sensible de Djibouti explique que ce pays ait toujours eu un destin davantage lié au commerce et à la contrebande (esclaves, armes, drogues, entre l’Arabie et l’Afrique) et à la géopolitique trouble (le nombre de bases militaires en témoigne) qu’au tourisme « ordinaire ». Car Djibouti a toujours attiré les voyageurs : Rimbaud, Segalen, Kessel, Monfreid, Gary ... y ont tous fait escale, au Palmier de Zinc (aujourd’hui rebaptisé « café d’Hollywood »). Aujourd’hui, Djibouti veut profiter de ses atouts pittoresques : paysages lunaires de volcans et de déserts, côte déchiquetée, fonds sous-marins spectaculaires, pour devenir une destination touristique à part entière. Si vous êtes parmi les premiers à venir vérifier le bien fondé de cette ambition, Djibouti possède ce qu’il faut pour séduire ses visiteurs –si ceux-ci ne redoutent pas sa fournaise : jusqu’à 50 degrés Celsius en été…
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