Le lendemain matin à 8h00, atterrissage à Oulan-Bator après 11 longues heures de vol et pas beaucoup de sommeil. A la sortie de l’aéroport, premiers visages mongols, taxis qui nous alpaguent, premier retrait d’espèces en monnaie nationale, le Togrog (1€ = 1500tg). Première arnaque (classique), on prend un taxi pour le centre ville, pour 21000tg(15€), soit un tarif qui serait raisonnable… à Paris !

- Oulan Bator - Mongolie
- La place du parlement
Une demi heure plus tard, nous retrouvons Rodolphe et Séverin sur la place du parlement, sous un soleil radieux. On dépose nos bagages à la guesthouse (on part le lendemain en avion vers Khovd). Petit déjeuner préparé par la fille de la guesthouse, et périple dans Oulan-Bator pour trouver les billets de train du retour vers Pékin 3 semaines après. Premier contact avec la ville : partout, des immeubles en construction, un activité dense, échoppes à tous les coins de trottoir et une circulation terrifiante ! Hormis les gravats, la ville n’est pas trop sale, mais poussiéreuse à cause des nombreux chantiers. Avec la chaleur, je retrouve des odeurs de Marrakech, un mélange de ciment et de gaz d’échappement, les épices en moins ! Au nombre de bâtiments en construction, je serais curieux de voir à quoi ressemblera la ville dans 10 ans. Curiosité urbaine, la plupart des bouches d’égout n’ont plus de plaque (il vaut mieux regarder ou on met les pieds !). Ce détail trahit une triste réalité : de plus en plus de mongols se sédentarisent et viennent s’installer dans la capitale, et beaucoup se retrouvent sans travail et déracinés, ce qui engendre une recrudescence de sans logis (beaucoup sont des enfants) qui constituent une sorte de monde souterrain. L’hiver quand la température descend jusqu’à -30°C (Oulan-Bator est la capitale la plus froide du monde), ils se réfugient dans les égouts réchauffés par les canalisations.
Après une halte dans un fast food local (je bois mon 1er thé mongol, un thé au lait de jument et salé), une sieste réparatrice (Sylvestre et moi n’avons pas dormi depuis 24 heures, plus les 6 heures de décalage horaire, nous tombons de fatigue). Dans l’après midi on est allés voir Muriel, qui organise notre voyage, pour régler les derniers détails. Très sympa, elle est en Mongolie et passionnée de voyages. Finalement on a passé tout l’après-midi à l’agence (en fait un appartement) et on a diné avec elle au « Modern’s Nomad », un resto mongol (fréquenté par des mongols, c’est bon signe). Couchés à 22h, enfin une nuit complète, les sommiers rudimentaires de la guesthouse ne m’ont pas empêché de dormir comme une souche !

- Oulan Bator - Mongolie
- La structure de yourte qui décore la guesthouse
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