Attention, la Mongolie est un pays rude et suppose des facultés d’adaptation qui ne sont pas données à tous. Au pays des hordes de Gengis Khan et Tamerlan, le dépaysement est garanti mais se mérite au prix d’une rusticité des conditions de séjour et de déplacement qui en fera reculer plus d’un. Le climat est lui aussi un handicap pour le tourisme ; même en été, les aléas climatiques supposent un équipement conséquent en vêtements chauds.
Bien des chocs auraient pu entraîner la fin de la culture mongole au 20ème siècle : le stalinisme et ses avatars se sont efforcés d’en éradiquer les composantes majeures, le Bouddhisme notamment. Mais la religion et la culture traditionnelles ont bien résisté. Dans ce pays à l’économie essentiellement pastorale, le nomadisme, la yourte, le chamanisme demeurent des éléments essentiels de la vie quotidienne des 2.7 millions de Mongols (c’est le pays le moins densément peuplé de la planète). Leur attachement à leurs traditions mérite le respect : cela a permis leur survie. En Mongolie existe un savoir-vivre aux règles déconcertantes mais que le voyageur consciencieux doit s’efforcer de découvrir avant de pénétrer dans une yourte mongole et d’en partager l’ordinaire : les guides et les accompagnateurs vous aideront à apprendre les rudiments de ces règles. Le témoignage évident de cette survie des traditions reste l’omniprésence des yourtes, « ger » pour les Mongols. Elle n’est pas l’apanage des populations nomades : on trouve la yourte mongole dès les quartiers périphériques de l’Oulan Bator, la capitale et elle est quasi généralisée dans le reste du pays, où le nomadisme pastoral imposé par l’environnement reste dominant...
Le Bouddhisme d’inspiration tibétaine est la religion dominante : les persécutions qu’il a subies durant la période stalinienne ne sont pas arrivées à le faire disparaître et il connaît actuellement un renouveau dynamique, qui s’accommode bien du Chamanisme qui reste lui aussi très vivant. Le recours courant à ses prêtres guérisseurs et le respect des rituels qu’impose la rencontre des « oboos » - amoncellements - coniques de pierres ou de branches où siègent les esprits - en sont la preuve (dans l’Ouest du pays, la minorité Kasakh est musulmane). Les trois sports nationaux sont eux aussi ancrés dans des traditions millénaires : la lutte, le tir à l’arc et les courses de chevaux. Le spectacle est très coloré, nombre de touristes y assistent mais il ne s’agit pas de reconstitutions folkloriques. Les spectateurs vibrent en particulier pour les courses de chevaux dont les jockeys sont des enfants, parfois très jeunes qui vont s’affronter dans des courses d’endurance à travers la steppe. Dans le domaine artistique, la danse et la musique se détachent ; elles sont souvent accompagnées de spectacles de contorsionnistes traditionnels en Mongolie. La manifestation la plus originale est le « khöömi » où des hommes modulent plusieurs sons en même temps.
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