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Je sais où je vais

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Tous les guides vous le promettent, la pluie, le vent, les grands espaces, l’horizon à perte de vue, la nature à l’état brut et les esprits malins… tout est réuni pour faire de l’Islande une île unique entre feu et glace.

Tous les guides vous le diront, il n’existe pas de mots assez forts pour parler de la lumière d’Islande qui inonde parfois glaciers, vallées et champs de lave évoquant le début du monde.

Pour ma part, j’ai découvert le sud de l’île à pied, en trek, avec tente, sac à dos, cape de pluie et crème solaire ! Je ne m’étalerais pas en anecdotes personnelles et futiles (… quoique !) mais tenterais de vous présenter l’Islande avec un regard admiratif, une tête pleine de souvenirs et un cœur grand ouvert.

Carnet de Voyage – Jour 1

Le passage de gué.

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Le passage de gué.

La 1ère chose à savoir lorsqu’on pose son pied en terre d’Islande, c’est qu’il va falloir traverser des rivières ou, pour faire local, passer des gués !

A pied, à vélo, à cheval ou en 4x4, vous n’échapperez pas à ces filets d’eau qui peuvent devenir des torrents bouillonnants en 24heures et qu’il faudra traverser pour rejoindre votre refuge du soir.

Brrrrr … ! Vous vous doutez bien que ça risque d’être un peu frais. L’eau vient des glaciers et à part dans quelques sources fumantes, elle n’est pas chauffée par les laves souterraines. Mais quand, pour la 1ère fois, vous trempez la main dans l’eau pour vous faire une idée de la température, vous comprenez vite que ça va être délicat.

Pour le petit gué, vous avez le pantalon remonté aux genoux et de l’eau jusqu’aux chevilles. Au contact de l’eau, vos orteils se crispent instantanément, vos muscles se rétractent, votre corps entier proteste !

Avec un passage à gué profond, on passe aux choses sérieuses ! Les chaussures et le pantalon en bandoulière, la tenue de combat adéquate, c’est slip et sandales ! L’eau arrive à mi-cuisse, vous ne voyez pas le fond, vous ne sentez plus vos mollets … même pas grave. Concentré, vous passez 2 par 2, bras dessus bras dessous. Il ne faut pas se laisser surprendre par la force du courant, les remous qui vous bousculent ou les cailloux instables que vous ne voyez pas.

Le vrai réconfort, c’est l’autre rive ! Le but ultime, le seul objectif à atteindre. Sur l’autre rive, vos pieds auront chauds et après quelques blagues autour d’un gobelet de thé fumant, vous n’y penserez plus … jusqu’au prochain.

Carnet de Voyage – Jours 2 et 3

Rift, geysers et volcans.

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Coulée de lave

On ne peut pas apprécier l’Islande, sans en comprendre les reliefs. Alors sortez vos crayons et prenez des notes…

L’Islande est une terre jeune (à peine 20 millions d’années), née des amours tectoniques entre la plaque nord-américaine et la plaque eurasienne. Ces 2 plaques s’écartent à la vitesse vertigineuse de 2 centimètres par an. On appelle ce phénomène la dérive des continents. La ligne de contact forme une immense fracture de l’écorce terrestre et l’Islande se trouve dessus.

Cette situation géographique particulière explique la forte activité volcanique et sismique de l’île. Ainsi, un énorme magma bouillonne sous la terre d’Islande.

Geysers, fumerolles, sources naturelles d’eau chaude ne sont que les débordements géothermiques de cette brûlante passion.

Un volcan, c’est la cheminée par laquelle sort et explose la lave en fusion.

Quand cette lave fait bouillir l’eau d’un puits profond, d’énormes bulles de vapeur remontent et jaillissent à la surface, c’est un geyser.

Et lorsqu’elle chauffe une source, elle crée un bain naturel d’eau chaude.

A l’aube, vous vous y prélasserez profitant du calme quand la nature s’éveille. Après une journée intense de randonnée, vous vous y détendrez avant un copieux dîner.

Les fumerolles, elles, se forment à partir de la vapeur d’eau de rivières souterraines chargée en sulfure, d’où l’odeur bien connue d’œuf pourri.

Carnet de Voyages – Jour 4

Innovation et tradition.

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Lac et glacier

Lorsqu’on jette un œil à l’histoire de l’Islande, c’est un condensé de vie, de guerres en épidémies, d’asservissements en rébellion, de traditions en innovations. Une très riche production littéraire retraçant ces faits historiques explique d’ailleurs que les islandais ont une vision très nette de leurs origines et de leur identité.

Précurseurs donc, en instaurant le 1er régime démocratique de l’Histoire en l’an 930.

Les chefs de clans fraîchement débarqués de Norvège choisissent à l’époque de se réunir en parlement pour gérer ensemble la vie des habitants de l’île. Une organisation économique et productive quand il faut déjà lutter contre les éléments naturels : hivers rigoureux, éruptions volcaniques, tremblements de terre, … qui sont à l’origine de bien des famines.

Quelques centaines d’années plus tard, les islandais surprennent encore en élisant pour la 1ère fois une femme, Président de la République, en 1980. Les femmes ont d’ailleurs eu leur parti politique, L’Alliance des femmes, qui a siégé au parlement avec 6 députés.

Etonnant aussi, le rapport privilégié entre politiques et citoyens puisque le numéro de téléphone des ministres est dans l’annuaire.

Leur principale fierté, les chevaux islandais.

Et là vous me direz, rien de créatif ! Et bien si. L’islandais est très susceptible sur ce sujet alors ne vous risquez pas à lui demander le nom de son « poney ». Les chevaux islandais sont trapus, c’est certain mais ils sont aussi très résistants, vifs et endurants. Ils sont au cœur de la vie des islandais, intégrés à la culture et connus pour leur démarche de trot unique au monde.

Leur principale revendication, les traditions.

En effet, ils peuvent étonner par leur caractère très conservateur.

A commencer par leur langue qui n’a que très peu évolué. L’isolement géographique de l’Islande et son importante culture de l’écrit ont permis une conservation exceptionnelle de la langue originelle. Si bien que l’islandais d’aujourd’hui est parlé depuis 500 ans.

Essayez de parler français comme François 1er et vous comprendrez l’exploit !

Carnet de Voyages – Jours 5 et 6

Chimères et autres spiritualités…

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Aux esprits de la nature

Mais ce qui est totalement irrésistible dans la culture islandaise, ce sont les sagas.

Elfes, trolls et autres lutins peuplent ces récits épiques entre fumerolles et collines verdoyantes qui vous emmènent au-delà du temps.

En fait, dans un pays où la nature est aussi imprévisible, il est difficile de s’en tenir aux faits rationnels. Quand le lit d’une rivière se déplace de plusieurs dizaines de mètres en 1 nuit, quand les 4 saisons se succèdent en 1 journée, on n’est jamais trop sûr de rien.

Rien d’étonnant alors que le surnaturel s’en mêle.

L’elfe est un être bénéfique intimement lié à la Nature. Sa physionomie se calque sur son habitat, ainsi l’elfe des rochers sera petit et vigoureux tandis que l’elfe des rivières sera svelte et raffiné. Il se rend invisible à l’homme pour s’en protéger bien que dans certaines circonstances, quelques islandais affirment les avoir vus.

Aujourd’hui encore, ils croient en l’existence des elfes et peuvent modifier le tracé d’une route si le très officiel Chargé des Affaires Elfiques le préconise.

Le troll, trapu et chevelu, est souvent malveillant envers l’homme. Parfois seul, parfois en famille, il déteste être dérangé. Il vit dans la nature avec une prédilection pour les trous : trou de lave, trou de mousse, … près d’une rivière ou dans une vallée.

Et comme tous les moyens sont bons pour nuire aux Hommes, il vadrouille toutes les nuits en quête de querelle. Mais attention, s’il n’est pas chez lui avant l’aube, les rayons du soleil le transformeront en pierre.

Ne vous étonnez donc pas de voir surgir dans le paysage des masses sombres et informes, ça n’est rien d’autre qu’un troll qui est rentré en retard !

Et le plus bel hommage fait à ces créatures de légendes, nous le devons sans aucun doute à JRR Tolkien avec la trilogie du Seigneur des Anneaux. De la Conté jusqu’en Mordor, tout son univers se retrouve en Islande.

Carnet de Voyage – Jour 7

Autres habitants peuplant l’Islande, les islandais.

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The icelandic viking

Solides et résistants, aussi rudes que le climat, ils sont taillés à même la roche.

Timides et réservés, ils peuvent paraître distants. Mais si vous trouvez les mots magiques, leur gentillesse et leur humour vous tiendront chauds tout l’hiver !

Avec sagesse et philosophie, ils ont accepté leurs conditions de vie et se sont adaptés à la terre peu fertile et à la rigueur d’un pays où 24 heures de jour succèdent à 24 heures d’obscurité.

Avec ferveur, ils respectent la Nature et défendent la cause écolo convaincus, un peu plus chaque jour, que notre survie dépend de la sauvegarde de l’environnement.

Mais au-delà des valeurs traditionnelles, la jeune génération est de plus en plus attirée par les standards made in USA. Depuis l’installation d’une base militaire américaine à Keflavik, l’influence outre atlantique s’est développée un peu partout, du choix des 4x4 jusqu’aux séries tv en passant par l’alimentation. Ainsi, vous trouvez des fast-foods à chaque coin de rue ouvrant la porte à une obésité sédentaire.

En même temps, on ne vient pas en Islande pour satisfaire ses envies de gourmets. Poissons fumés, agneau braisé et « kaviar » en tube seront vos seules folies gustatives.

Carnet de Voyage – Jour 8

Reykjavik, retour à la civilisation.

Partir en trek, c’est laisser derrière soi la ville, son confort et ses pièges.

Alors, quand réapparaissent les routes goudronnées, les toits des maisons et la lumière des néons, vous sentez bien que c’est la fin.

Drôles de sensations, toutes en contradiction, comme le pays aussi moderne qu’il peut être sauvage et imprévisible.

Mais Reykjavik n’a heureusement rien à voir avec les grandes capitales européennes. Tout au plus, vous retrouvez la verdure et la simplicité d’une gentille ville de province. Très étendue en termes de superficie si on compte la grande banlieue, le centre ville se décline en 2 rues commerçantes perpendiculaires.

Proche de là, le quartier des « restos sympas » où vous trouvez principalement du poisson fumé, en sauce, cru, grillé, en papillotte … et quelques rares enseignes qui vous proposent du macareux.

Le soir, les rues s’animent, la ville trépigne. Et malgré les températures un peu fraîches (même au cœur de l’été), on voit des groupes de jeunes s’installer dehors sur un banc public ou un coin d’herbe pour boire une pinte en toute convivialité.

Il va s’en dire qu’un voyage en Islande est inoubliable. Chaque jour la Nature vous ramène aux valeurs essentielles et vous rappelle que sans elle, nous ne sommes rien. Vous en revenez différent, humble et persuadé d’avoir atteint les origines du monde.

Allez et vivez votre saga islandaise !

A FAIRE

Région de Landmannalaugar

Bel espace de randonnée, source naturelle d’eau chaude et paysages irréels.

A LIRE

Sagas islandaises de Régis Boyer

Icelandic Trolls de Brian Pilkington

A CLIQUER

http://www.photovoyage.org/islande/

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Avion Bateau Long séjour Semaine Europe Carnets de voyage Ski & Montagnes Jeunes Couple Prix moyens Nature Circuits et excursions


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